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Encore une victoire de Canard!

"Diamonds are a girl best friends" nous chantait jadis la belle Marilyn de sa voix suave de blonde futile. Car à cette époque, le meilleur ami de l’homme était encore le chien et celui de la femme, le portefeuille de son mari, plus précisément, les pierres précieuses. Oui, les choses ont bien changé : A présent, l’homme se satisfait surtout de sa grande copine la playstation 3 et la femme… bah, la femme court un peu moins après les diamants depuis qu’elle peut se les offrir elle-même (et donc réaliser que c’est non seulement dur, glacial et sans intérêt mais aussi super cher !). Non. De nos jours, le meilleur ami de la femme, c’est surtout son sex-toy (tatatsaaaaan !). Et le sujet du jour est bien sûr le plaisir féminin, une industrie qui fait recette ! Mais pourquoi, me demanderez-vous, aborder un thème aussi tape-à-l’œil et digne d’un numéro hors-série de Marie-Claire, moi qui suis pourtant la douceur, la réserve et la pureté incarnée ? Tout simplement parce que j’ai parié...

Mini-texte n°10 : Poète pouette

Il peint . Parfois il sculpte, il dessine, il grave. Bref, c’est un artiste ! Moi, je suis prof. J’enseigne le Français à un troupeau d’ignorants qui s’imaginent que le Cid a été écrit par un chanteur de variété et que Zola, Balzac et Maupassant, c’est du pareil au même. J’exagère un peu. Il y a parfois quelques bonnes surprises… et puis, même les mauvaises, ça fait passer le temps, autour de la machine à café, pendant les récréations. De nos jours, il est de plus en plus rare de trouver des professeurs passionnés par leur métier, des gens qui ont toujours voulu faire ça et qui n’imaginent pas leur vie autrement, voire même, qui se rongent les sangs à l’idée qu’un jour, ils devront prendre leur retraite et abandonner leurs chers petits agneaux aux mains d’incapables dans mon genre. Oui, c’est rare, un enseignant dévoué à sa noble cause et, vous l’avez deviné, ce n’est pas mon cas. Mon parcours et simple, emblématique presque : Bac Littéraire, Maîtrise de Lettres Classiques, Concou...

"Puisque c'est ainsi, nous reviendrons mardi..."

Le mardi, c'est très simple, je me sens comme ce pauvre Garfield en début de semaine (si vous ne voyez pas du tout ce que je veux dire, h âtez-vous de réparer cette erreur impardonnable!), sauf que lui c'est le lundi qu'il déteste et que vraiment, je ne comprends pas pourquoi, parce que pour un chat, soyons logiques, tous les jours se ressemblent. Alors voilà, moi aussi, j'ai mon "lundi", mon jeudi noir, mon vendredi 13, mon bloody sunday ... sauf que c'est le mardi! Évidemment , le mercredi, ça va déjà mieux... à ceci près que le mercredi, c'est le jour des enfants et des emmerdeurs en série, mais après tout, chaque jour a ses petits inconvénients , alors passons. Le problème majeur du "mardi", outre la fin du week-end et le retour au boulot, c'est qu'il nous ramène à nos plus puériles angoisses d'enfants, le dimanche soir, devant "ça cartoon" alors qu'on a toujours pas finit l'exercice de maths pour le l...

La ferme!

Je ne veux pas parler. Je ne veux pas écouter. Je veux qu'ils se taisent. Tous autant qu'ils sont. Qu'ils cessent ce vacarme insupportable: plus de rire, de cri, de blabla insipide , de musique insupportable . Juste le silence, histoire de changer un peu d'air et d'oublier l'espace d'un instant cette pollution sonore qui rythme notre quotidien. Impossible pour vous, pour eux, de comprendre ce que "chuchoter", "murmurer" veut dire, impossible d'imaginer le soulagement que l'on peut éprouver quand chacun ferme sa g.....! On arrête tout et on attend, on écoute, on profite. Taisez-vous , bon sang! Taisez-vous ! Ou laissez-moi au moins le choix de m'évader, de me cloîtrer dans un endroit où le silence serait roi et où vous ne seriez pas. Ce n'est pourtant pas compliqué à comprendre. Il existe des moments dans la journée, des lieux en particulier, où les gens ne veulent pas être importunés. Ils veulent simplement qu'on...

let it snow, let it snow, let it snow

C'est tout de même dommage qu'il faille être un enfant pour aimer la neige, pour se rouler dedans, pour faire des igloos, des bonshommes de neige monumentaux, des batailles effrénées. C'est vraiment triste, en fait, qu'une fois devenus grands, nous perdions toute conscience de l'amusement que provoque un tel évènement, de la beauté des petits flocons qui saupoudrent une ville à l'origine si austère ou rendent juste proprement magique un paysage déjà très beau. Qu'avons-nous fait de notre innocence, de notre sens de l'esthétisme et surtout de notre sourire? Les avons-nous échangés contre une bonne dose de morosité ambiante, un caractère de cochon et du stress en prime? C'est à croire que la neige, même lorsqu'elle habille d'un si joli blanc nos fêtes de fin d'année, rend autant les adultes aigris et brailleurs qu'elle fascine les petits. Alors, je ne vais pas vous mentir: OUI, nous arriverons en retard au travail, OUI nous seront co...

Le Choix

- Alors, alors... si l'insémination a lieu le 4... on devrait pouvoir déclencher l'accouchement... l aissez-moi consulter le planning... euh, mettons le 16 octobre? Cela vous irait? En fonction des résultats des échographies , évidemment, mais pour l'instant, c'est l'estimation la plus fiable... L'homme et la femme se consultèrent d'un regard et hochèrent simplement la tête comme deux enfants timides. Le médecin nota quelque chose en rouge dans son agenda. Pour la troisième fois. - Nous pouvons également prévoir une autre insémination pour le mois suivant, au cas où... mais puisque toutes les conditions seront optimales et la semence de Monsieur en parfaite santé, pourquoi s'en faire, n'est-ce pas? - Il sera bien temps d'y songer plus tard... en cas d'échec, je veux dire, répondit le Monsieur en question, rendu vermillon à la simple évocation de ses spermatozoïdes. - En effet...en effet... Il referma son stylo-feutre dans un cliquetis...

Stéréotypes

Cliché n°1: Nous sommes une bande de bonnes femmes à la mine sévère, vêtues de tailleurs austères et aux chignons grisonnants hyper serrés, le tout agrémenté de petites lunettes afin de pouvoir lancer des regards mauvais par dessus les montures à quiconque lâche un soupire Cliché n°2: D'ailleurs nous prenons un malin plaisir à faire " chuuuut " toute la journée. C'est notre seule occupation de vieilles filles frustrées qui vivent avec 5 chats et parlent à leur télé. Cliché n°3: Nous détestons le bruit, les enfants, les chiens, les jeunes, la musiques, les fêtes... en fait, tout ce qui nous rappelle que nous avons une vie pitoyablement vide et inutile. Cliché n°4: Nous passons environ 20h par semaine, le cul vissé sur une chaise, à bouquiner comme des feignasses et, de temps à autre, lorsque nous consentons enfin à lever le nez de ces pages rongées par les rats et l'humidité, à signaler d'un ton sec que "les ouvrages empruntés sont à rendre pour ...