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Coin-coin, le gentil petit canard!!!

Le vilain petit canard est une joli petit conte, finalement assez proche du fameux "mes parents ne sont pas mes vrais parents ; en vérité je suis une princesse que le roi et la reine ont abandonné à de véritables tortionnaires et plus tard, je serai riche, belle et je dormirai sur un petit poids !". Il raconte l'histoire, finalement assez probable, d'un caneton fort laid et maladroit, bouc-émissaire de sa charmante petite famille et qui, en grandissant, s'aperçoit qu'il n'était pas un canard ordinaire mais un magnifique cygne blanc. En fin de compte, oui, c'est presque crédible comme histoire: un œuf égaré, une maman un peu trop gentille et le tour est joué. La chose qu'il ne faut pas manquer de préciser, lorsqu'on raconte cette parabole à un enfant, c'est que "vilain" n'était pas alors synonyme de "méchant", mais bel et bien de "pas top-canon du tout". C'est un détail qui a son importance. Peti...

Un peu de douceur dans ce monde de brutes

Des oursons colorés et tatoués vivent dans le ciel. Ils jouent avec des étoiles et bricolent une machine aux rayons arc-en-ciel qui les envoie aux quatre coins de la planète pour faire de grooos câlins aux enfants malheureux! ... Qu ’avait au juste ingurgité l’auteur des B isounours pour pondre une truc pareil ?! L’introduction est heureuse, puisque j’avais promis à une personne, dont je tairais le nom, de remiser pour un temps les textes…pour ainsi dire polémiques…afin de m’adonner à un essai sur les Bisounours . Ça a l’air débile, dit comme ça, mais je demeure convaincu qu ’on n’attire pas plus de lecteurs sur un blog farfelu lorsqu’on y raconte des «cochoncetés» que lorsqu’on leur préfère un bon lot d’absurdités. C’est peut-être même le contraire. Finalement, on a beau dire, les gens sont si " choquables " , si imprévisibles de nos jours. On comprend alors mieux le "pourquoi" des Bisounours . C’est adorable, un bisounours , et complètement innocent. Jetez d...

Casanova

Je suis une espèce rare. Une créature comme on en voit peu. Je crois sincèrement que d’ici un siècle ou deux, on exposera mon squelette dans un musée d’Histoire Naturelle avec un panneau expliquant aux visiteurs : « Ossements d’une vierge – morte à 87ans sans jamais avoir connu les plaisirs de la chaire. » Oui, mais voilà, en dix minutes, mon unique rêve de gloire va être brisé. Pour l’instant, je ne me doute de rien, affalée sur le canapé, Roland lové contre moi, devant un film romantique, des restes de pizza abandonnés sur la table basse. Je me concentre tant bien que mal sur cette histoire sucrée et indigeste dont les rebondissements me font autant d’effet qu’un plat de choux de Bruxelles sans sel. Soudain, je sens une main glisser sur ma poitrine, une bouche parcourir mon cou. De toute évidence, les pérégrinations d’une coiffeuse dans le monde sans pitié des affaires ne semble pas passionner mon cher et tendre qui entreprend alors une toute autre activité. Je n’ai pas le temp...

Pigeon-vole

Parmi les créatures les plus redoutables de la création, entre l'araignée et le serpent, se trouve le terrifiant...pigeon! Un être abominablement laid, stupide et répugnant, dont la capacité à se baigner dans l'eau des égouts n'a d'égale que celle à ingurgiter les choses les plus écœurantes (détritus, déjections canines, vomis...etc) Oui, le pigeon est probablement l'espèce la plus crainte par les humains, surtout s'ils vivent en ville. Surtout si cette ville est Paris. Ils semblent révéler ce que leur habitacle a de plus sale et de plus hideux. Ils les rappellent à leur triste condition de citadins perdus dans un grand espace nauséabond, forcé de cohabiter avec les dernières créatures susceptibles de les supporter: les pigeons, les rats, les cafards. Bref, le pigeon nous rabaisse à cette vulgaire condition de nuisible. Il pointe du doigt, ou plutôt de l'aile, notre manière de vivre, comme eux, les uns sur les autres, tassés, victimes, malheureux, notre man...

Ta Conscience

Il répète ces mêmes insanités encore et encore. Je rêve de le cogner à chaque fois qu'il prononce ces mots sur un ton insupportablement diplomatique: "C'est un accident, un tragique et pénible accident. Nous ne pouvons que regretter ce qui s'est passé..." Foutaises! Il me nargue, il me défit. Il croit que je ne peux plus rien contre lui, que seuls lui et moi savons ce qu'il s'est passé. Il se dit "Pas de témoin, pas de fuite. Mon interprétation s'impose comme la seule vérité possible". Mais je suis là et je l'entends. Et je le vois, encore et encore, toujours les mêmes histoires, ce regard faussement peiné devant les secours, les flics, ma famille, mes amis, les journalistes... Ce regard qui sanglote "J'ai fais ce que j'ai pu. Si vous saviez comme je suis malheureux!" Tu n'es qu'un connard! Je hurle mais il n'entend pas. Personne ne m'entend, à présent. Je me donne l'impression d'être un spectat...

Collection automne-hiver

Cet hiver, vous aussi, choppez-vous une pneumonie carabinée et restez top fashion super tendance ! C’est entre autres le slogan extrêmement vendeur que m’inspirent les boutiques de fringues ces derniers temps. Entre les serpillières râpées en laine bas de gamme, les pulls sans manches ou troués (c’est au choix) et les petites vestes légères qui n’ont d’hivernal qu’un col en fausse fourrure (du moins je l’espère), je me demande vraiment ce que je vais pouvoir porter d’ici mars ! J’avais simplement besoin d’un vrai gros pull pas trop laid pour affronter les –5° qui vont pointer le bout de leur museau gelé d’ici une quinzaine de jours, et tout ce que je découvre dans les rayons, c’est la conviction que vraiment, ceux qui créent ce type de collections ne posent jamais le pied dehors et surchauffent leurs limousines et leurs réceptions, nimbées de Ferrero Rochers et de Dior (J’adôôôre !), jusqu’au retour des beaux jours. J’avais effectivement conscience que le type d’étrangetés entrevue...

"La retraite avant l'arthrite!"

Dans la vie, il faut parfois savoir faire quelques expériences pour pouvoir décréter que "voilà, j'ai goûté et... j'aime pas les harengs". C'est un mal pour un bien, déjà parce qu'on passe moins pour une bille lorsqu'un de nos opposants nous demande au juste, ce qui nous déplaît chez tel auteur, tel chanteur, dans tel film...etc, mais aussi (et attention, je m'apprête à faire preuve d'optimisme) parce qu'il peut arriver que l'expérience soit heureuse. Tenez, moi, par exemple, avant j'avais horreur de la ratatouille. Eh bien maintenant, ça passe tout seul avec un petit verre de vin et du rôti de porc ! Cette information capitale ayant changé le cours de vos existences, nous allons pouvoir passer à autre chose. En ce moment, vous disais-je , j'ai ressenti le besoin d'innover. Rien de très palpitant, rien de bien fulgurant. Juste deux ou trois endroits à visiter, deux ou trois personnes à rencontrer (ou retrouver), deux ou tr...