Articles

Age d'or ?

Les séries sont en plein boum. OK, c'est pas nouveau... C’est la folie, ce machin ! Même ma mère qui a toujours jugé la télé abrutissante se met à suivre des séries (bon avec quatre ans de retard, mais tout de même !)
Tente juste de glisser discrètement en soirée que tu détestes les séries, que c’est chronophage et systématiquement débile, et vois un peu ce qui se passe ! Les séries ont pris une place considérable dans les loisirs et dans la culture. Au départ, c’était un truc miteux : Julie Lescaut, Madame est servie, Louis la Brocante, Derrick, Amour Gloire et Beauté… Un produit pour neuneus intoxiqués du petit écran ! Un sous-film pour ado attardé ou une occupation pour vieux, stratégiquement placée sur la grille des programmes entre Le juste Prix et Question pour un champion !
Jusqu’au jour où… La série est devenue le summum du chic. Le must have. ZE place to be. Ça ne s’est pas fait en un jour ! Il y a eu une phase de transition que les experts situent au début des années 2000…

Explique-moi

Image
Mardi, 12h15 : la photo ci-dessus est postée sur le compte Facebook d'une bibliothèque avec une accroche légère et décomplexée : "Découverte insolite du matin, lors du rangement des collections. La médiathèque : ce lieu de rencontres et d'échanges ;-)"
Les réactions des abonnés sont positives, l'info décalée a fait mouche ! 
Mercredi, 15h30 : la photo en question est retirée de la page. L'objet représenté pourrait "choquer les âmes sensibles"...


Explique moi, chaton, ce qu'il y a d'inapproprié dans une photo de tampon. Un tampon neuf, dans son emballage pastel, semblable à un bonbon. Pas un tampon usagé et maculé de sang. Juste un petit tampon vierge et innocent (non pas, selon moi, qu'une protection périodique souillée soit coupable de quoi que ce soit....mais je m'éloigne de mon sujet !)

Explique moi, mon lapin, ce qui devrait susciter l'ire de la populace dans la vision, certes incongrue mais fondamentalement drôle, d'un nu…

La Cour des grands

Au sortir de l’adolescence, j’ai cru pouvoir me hisser sur un pied d’égalité avec les gens que je côtoyais. J’ai cru que les interactions seraient facilitées par le fait que nous sommes tous désormais adultes, matures et (qui sait, peut-être, oui, soyons fous !) attentifs aux autres. Pour être claire, j’ai bêtement cru que ce serait plus simple de se faire des amis sans la pression insupportable de la cour de récré !
Mais si, souvenez-vous ! La cour de récré où, de la primaire à la terminale, il était fort mal vu, pour ne pas dire intolérable, de gambader seul, sous peine d’être perçu comme un rebut de la société. Cet endroit magique où les têtes d’affiche et les figurants ne se mélangent jamais.

Sortie de ce microcosme, j’ai donc cru que tout serait plus simple, qu’il suffirait de s’approcher d’un tiers, de se découvrir des atomes crochus pour vivre une belle histoire d’amitié, façon Thelma et Louise… ou à défaut, Rox et Rouky. Aux chiottes, les jugements de valeurs ! A morts, les p…

La garde

On m’a postée devant la porte, au dernier étage de la plus haute tour. On m’a dit « Tu bouges pas » et comme on a ajouté « C’est un ordre », j’ai obéis. C’est la formule magique, la règle du jeu. Un peu comme si on avait dit « Jacadi a dit : reste ici ! ». Seulement voilà, ils sont tous partis et moi je suis restée, sans bouger. Ou presque.
Au début j’étais droite comme un piquet, fière, imperturbable. Un pet de mouche n’aurait pas fait frémir les poils de ma moustache. Mais de moustache, en vérité, je n'ai point, à peine un clair duvet au dessus de la lèvre et encore, c'est beaucoup dire !
Peu à peu, mes cheveux ont poussé et je me suis affaissée. Je me suis appuyée nonchalamment sur ma hallebarde. Comme j’aspirais à davantage de confort, j’ai commencé à me mettre à l’aise. J’ai ôté mes jambières pour pouvoir fléchir un peu les genoux. J’ai dégrafé la bavière qui m’entaillait la gorge, puis je me suis débarrassée de mon casque qui, non content de me faire une tête d’abrutie,…

Petite chose

Ça suffit, j'en ai ma claque !
Je ne veux plus être "la petite"....
Je ne suis pas fragile. Je ne vais pas me briser en mille morceaux sous le coup de la colère, de la tristesse ou de la frustration.
Je veux que l'on me traite en adulte. Je n'ai pas besoin de votre protection, je n'ai plus 3 ans, je ne crains pas les bobos au corps et à l'âme.
Je n'ai que faire de vos précautions, je ne suis plus une sale gosse impulsive de 13 ans et demi.
Eh, devinez quoi ? J'ai mûri. 30 ans, voyez-vous, il était temps !

Désormais, c'est absolument hallucinant : je sais écouter, comprendre, analyser. Je suis un être humain ordinaire. Pas une plante verte. Pas un bibelot en porcelaine de Limoges. Pas une espèce en voie d'extinction. J'ai traversé des épreuves et des bonheurs, comme tout un chacun. J'ai rencontré des salauds et des gens bien. Je me suis forgée un caractère, une carapace, des rêves, des valeurs... Comme vous probablement. Ne suis-je…

Pomme et au-delà

Cela s’est passé à une période où je ne dormais ni suffisamment, ni correctement. On séjournait à Dublin, chez un type qui cherchait visiblement plus à rentabiliser les deux pièce "en trop" dans sa jolie maison qu'à échanger avec des gens passionnants autour d'un thé et d'un paquet de fraises Tagada (merci Airbnb pour ces moments de grâce et de chaleur humaine digne d'un hôtel Ibis…) La chambre n'était pas bien isolée et n'avait donc rien de très reposante (le minimum syndical après avoir crapahuté partout, en bons touristes assoiffés de visites et de découvertes). Le mec hébergeait également une connasse jeune femme qui avait la fâcheuse habitude de rentrer à 1h du matin, de repartir à 6h et de téléphoner haut et fort entre temps. Bref, niveau sommeil réparateur, j’ai connu largement mieux.
Quelque part entre 1h30 et 6h, après qu’on lui ait demandé poliment de bien vouloir fermer sa grande gueule, j’ai pu bénéficier d’un peu de répit et j’en ai profi…

Olympia